ONZE+1-1+1 : Lecture depuis la pénombre du monde | Avr 2021 [reportage #4]









LE SOIN, L’ARTISANAT ET L’ART, OU LE RENVOI APRÈS LE TROP PLEIN.


Le but de cette résidence, toujours le même, fournir un objet artistique englobant l’ensemble des contraintes de jeu pour une date de restitution précise, ici, le 4 avril 2021.

Mais cette fois-ci, il y a trop de contraintes. Comment pouvons-nous produire un même fil avec tant d'événements, tant de personnes, tant de fatigues, tant de consignes, tant de désirs, divergeants ? Nous en avons marre. Nous fatiguons et fatiguons les autres. Nous nous écroulons sur nous-mêmes.

Le mardi 9 mars, l'événement arrive: quelqu’un “abandonne le projet château”. Nous arrêtons alors la résidence avant sa date de restitution. Le trop plein ne pouvant se remplir plus, tout le monde se mit à se taire surtout quand il aurait fallu qu’il parle. En accompagnant, dans son espace intime, celui qui est quelque part sur le départ.

Mais nous continuons quand même cette résidence, chacun portant le poids de ses actions propres. Les dîners se font, le costume du personnage du haut du phare se construit, son nez se fabrique, son décor se monte, le refroidisseur à machine à fumée se termine, les livrets de soin se remplissent, cet article s'écrit, des liens se tissent…

Le lundi 15 mars, l’autre événement arrive: cette même personne ne part pas. Et bien que nous recevons une situation qui ressemble à une blague plus qu'à autre chose, son espace de liberté s’est exprimé dans la réalité de ce simple “au revoir”. Car oui, nous ne sommes tenus à rien pour poursuivre ensemble. Cela nous est vu comme une invitation à reconnaître la fin de la route. Et si nous étions sans contrat, serions-nous capable de faire ensemble ? De faire quoi, ensemble ? Il me semble que c’est d’exprimer au monde qu’il y a bien une place pour l’accueillir, d’exprimer un reflet de ce monde. Ne sommes-nous pas les bienvenus ? Qu’existe-t-il dans ce monde social de plus urgent que la rencontre avec des espaces d’acceptation ?

Ou bien avons-nous besoin de justifier nos manques d’action par le vice de se plaindre d’un patron ? Ou de crier sur ceux qui ne se préoccupent pas de nos préoccupations ? Que voulons-nous, bon sang de bon soir ?! Pendant ce temps, le poids de ce qui ne veut pas se résoudre agit… Où pouvons-nous bien aller tous ensemble ?

Cet article sera le renvoi après le trop plein. Un article dévidoir pour aller jusqu’au bout du nettoyage. Au bout de cette résidence. Au bout de ce temps de Patron d’Habib Belaribi . Et revivre, le temps nécessaire, l’innocence comme le profond retour à la confiance.

Puisqu’après cette résidence nous disparaîtrons pour servir un propos bien plus sérieux que l’accomplissement de notre désir d'être vu comme les meilleurs patrons, ou bien les meilleurs des soucieux du monde, ou les très confiants du développement de nos richesses, ou d’un souhait de château. Nous allons passer, après ce caprice collectif d’adopter une forme pour arriver à nos fins, à un temps bien plus sacré que tout autre chose. Ceux qui désirent savoir ce que c’est sont, soit des gens qui ne nous connaissent pas, soit des simples oublieux des détails. De la même manière qu’on oublie la chaîne des Pyrénées quand on vit dans le Béarn, par exemple.

Et peut-être que la fin de cet article vous donnera la réponse.




TROP PLEIN 1 : DANS LE SILENCE DU PATRON, L'ÉVIDENCE DE LA PARESSE.


“Tant qu’on ne partage pas, il n’y en a pas pour tout le monde." - Anne Lucie Dumay -


Dans l’article précédent , nous nous préparions pour faire une présentation du début du plan de financement de notre “projet Château ” à nos pairs. Pour cette occasion, nous avons préparé : une présentation en direct du projet par Habib, une maquette de visualisation de notre investissement, des petits fours de grandes réceptions. Notre objectif fût atteint puisque nous avons reçu des retours pertinents par nos invités à la suite de ce moment passé ensemble. Et nous savons comment poursuivre.

Moment partagé, autour de la maquette, après la présentation par Habib de la première étape de travail sur le plan de financement :


Cependant, tout le temps qui a suivi jusqu'à aujourd’hui, n’a pas été au service des réponses à donner aux remarques de ceux qui étaient là pour nous. Nous avions d’autres sujets à traiter : nous et nos activités.

Extrait de la Mythologie du Phare flottant - LA PARESSE DE ZÉOL - "Qu'est-ce que toi, Paresse, peux bien me raconter sur le monde ?[...]" :

Est-ce que c’est nous et nos activités qui nous permettront d’aller jusqu'à vivre dans un château ? Je ne sais pas. Mais c’est bien nous qui avons à vivre la vie de château que nous vivons déjà. Alors quelles activités avons-nous encore à projeter ?




TROP PLEIN 2 : LA POSTURE AMICALE, LE DÉSIR ET LA FATIGUE.


“Quelles sont tes conditions pour être chez toi ? N’y es-tu pas déjà ? Alors qu’est-ce que tu attends pour ouvrir tes portes et accueillir ?"- Anne Lucie Dumay -


Lucie Castet et Magali De Bortoli, à travers leur activité de massage et de soins énergétiques, étaient notre sujet de résidence collective. Comment permettre à une activité comme celle-ci, le soin alternatif , d’entrer dans l'économie sans trahir la nature de son geste ? Il nous est impossible d’imaginer nous servir des systèmes de communication commerciale pour fournir un acte de soin: c’est à la fois trop répandu et trop paradoxal pour en user. Peut-être avons-nous tort. Mais nous assistons tous à l’hécatombe totale des auto-entrepreneurs du bien-être, presque comme si c'était d’abord eux qu’il fallait soigner. Les vrais blessés par la vie, ne trouvant refuge que dans l’idée des choses.


Il fallait rendre objet aux idées des choses, que Lucie et Magali posent des traces, qu’elles s’investissent depuis leur désir. Qu’elles passent à l’action, si c'était bien cela qu’elles désiraient. Nous vivons assez nombreux ici pour qu’elles aient de quoi se mettre à la tâche d’exercer leur discipline par le geste. Elles commencèrent par nous peindre en portrait. Suivant la contrainte d'être authentique avec ce qu’elles voient “revenir” chez nous. Et bien qu’elles produisaient ces peintures abstraites de nos caractères, elles se voyaient elles, chacune, avancer dans leur tempête respective, à leur manière. C’est vrai que, lorsque nous sommes patients d’un soignant, notre premier souhait est qu’il se mette à la raison pour laquelle il est face à nous. Et surtout pas pour qu’il nous parle de ses difficultés pour se tourner vers nous, ou de ses problèmes qui l’empêcheraient de nous entendre. Mais, ici, à la Cité de la Digue, nous ne sommes pas dans le cabinet de quelqu’un portant un titre. Nous ne sommes pas là pour faire patte-blanche de nos savoirs. Nous sommes surtout là parce que nous le sommes. Un lieu de vie.


Ces peintures sont faites pour concentrer l’attention sur ceux et celles qu’elles soigneraient, ainsi permettre à ces derniers de saisir d’office qu’il s’est produit un vrai temps où l’attention des Deux s’est tournée entièrement vers eux-mêmes. Tout en permettant à l’une comme à l’autre de se voir également s’exprimer, en peinture, sur les uns et les autres. Mais celui qui poserait un geste de désaccord sur l’idée d’un autre, recevera-t-il dans sa face la vexation ?… Qu’est-ce qui est réellement souhaité par celui qui prend la route du soin ? À part pour régler des problèmes du passé pour devenir, quoi ? Celui-ci, que peut-il bien faire face à celui qui le voit ? C’est un peu le sujet du livret que N.D. à reçu : voir qu’il est vu.


Aujourd’hui, nous n’avons pas lu le livret terminé par Lucie Castet, nous ne lui avons donc pas fait nos retours. Ni nous ne savons si N. D. l’a lu. Ni ce qu’il en pense. Mais un premier objet fût fait. Que cet objet soit l’unique ou que ce soit le premier parmi d’autres n’est pas important. Mais cela indiquera, jusqu'à ce qu’il y ait une parole, qu’un masque demeure posé sur quelque chose.

Simple vidéo, texte audio, et extrait musical de Camino Alegre par Chancha Via Circuito :

Mais même ces non-dits ne sont pas si importants que cela. Nous aurons toujours de l’espace pour revenir dessus. Et pour ce qui concerne les Deux faisant l’Oon, Il n’y a plus vraiment à s’inquiéter. La solution à la paix de l’esprit est trouvée, les autres sont là. Que ferions-nous si nous avions l’espace pour flâner ?


Nous flânerions.




TROP PLEIN 3 : CONCEPTUALISER LE VIVRE ENSEMBLE TOUT EN CREVANT DANS SA SOLITUDE : L'ÉCOLOGIE.


“Je ne vais pas convaincre quelqu’un qui ne veut pas et je ne peux pas faire confiance à celui qui veut."- Anne Lucie Dumay -


Le 20 mars, pour l’annonce du printemps, comme ce que raconte l’image ci-dessus, nous avons organisé une journée de nettoyage de cette Cité de la Digue. C’est un endroit partagé entre deux camps de migrants principalement d’origine bulgare, et nous autres. A cette occasion, nous avons reçu l’aide de la Mairie de Floirac, avec Rémi et Wassima, et accompagnés de Bordeaux Métropole avec Catherine Vignerte. Grâce à eux, non seulement nous avons pu avoir à disposition une benne, un goûter, des paires de gants et des pinces de ramassage d’ordures, mais également une écoute sur notre projet collectif. Ce fût une journée réjouissante. Et cela nous a surtout permis de nous rencontrer un peu plus. Et peut-être, à ce que cet espace de vie demeure sain, pour tous. Les photos qui défilent sur la vidéo qui suit ont été prises par l’oeil radieux de Blick.


Aujourd’hui, le 29 avril 2021, un mois est passé depuis ce grand nettoyage. Nous engueulons toujours les enfants des voisins pour qu’ils ne jettent pas n’importe où leur déchets. Et nous commençons à le pouvoir un peu plus en profondeur avec leurs parents.

Roman-photo de cette journée du 20 mars 2021 à la Cité de la Digue. Photos par Blick . Avec narration audio.


Nous adressons également notre gratitude à tous nos proches qui ont été présents pour cette journée. Qu’il est beau de voir des êtres humains prêts à prendre soin de la planète et de ceux qui la peuplent. Et à en découdre avec sa préservation. Tout en franchissant les “barrières des cultures”.




TROP PLEIN 4 : LE BOUDEUR SAIT QU’IL BOUDE, YEROELLE PATIENTE


“Si je lui souhaite la bienvenue, je n’aurai pas peur." - Anne Lucie Dumay -


Au cours de la résidence pour l’activité de massages et soins énergétiques, dans le temps où l’on savait qu’il n’y avait plus qu'à attendre que nos deux soignantes parlent; où Magali pesait le pour, le contre, la contrepointe, et le triple-flip-retourné; où Lucie choisissair de se retrancher pour finir au moins le livret du Boudeur. Nous autres, sachant que ça ne parlerait pas, nous sommes occupés de mettre en valeur la restitution de résidence du 4 avril, jour où ce même Boudeur recevra le présent : son reflet. Depuis l’espace de l’exposition. Face à Yeroelle, Lumière du haut du Phare Flottant, siégeant au sommet de la Lune. De toute manière, cela devait se faire, on le savait depuis le début. Car nous avions tous trouvé satisfaisant de rendre hommage au travail des filles par la mise en scène du personnage de Yéroelle, comme symbole de ce qui fait silence en nous: l'écoute. Et que font les étoiles lorsque la lune tourne son attention vers la peine ? Elles éclairent un tout petit peu plus le regard de celui qui décide de rester Boudeur. Comme si cela n’avait jamais été le manque de satisfaction qui poussait le Boudeur à l'être. Satisfait mais Boudeur?… Menteur.

Extrait de "Yéroelle et le Boudeur" : monologue porté par Anne Lucie lors de la restitution de résidence, le 4 avril 2021 :


CYNTHIA PASSE A L’ECRIT :


a) La lune

“Après avoir beaucoup parlé de la lune, après s'être projeté sur mille idées, nous nous sommes mis d’accord. Travailler avec le FabLab Coh@bit est une idée qui nous plaisait car non seulement Pierre Grangé Praderas, qui co-anime ce lieu, est un ami, mais en plus le champ des possibles que nous offre un endroit comme celui-ci nous permet ces possibles. Une demi-lune en trois dimensions fut créée à l’aide de leur découpeuse laser et d’une de leurs imprimantes 3D. Loïc a ensuite assemblé minutieusement chaque pièce et j’ai conçu un revêtement en tissu. Et ensuite, on a tout documenté sur leur Wiki bien sûr. J’ai aussi construit le trône lunaire de Yéroelle, dans le même tissu que la lune, recouvrant un siège et venant recouvrir par endroits le costume, la scellant ainsi au reste du décor. Sous le siège, un passage, une porte vers un autre univers, ce serait le laboratoire du magicien Zor, paraît-il. Pour cette fois, c’est ‘son’ livret de soin que le Boudeur a trouvé dans cette grotte."

b) La scénographie

“Pour la scénographie autour de cette lune, on a créé un ciel étoilé. Remplaçant enfin les tissus dépareillés du garage par 30 mètres de draps noirs ornés de 50 mètres de loupiotes led. On a aussi emprunté à L’Opéra de Bordeaux une vieille machine à fumée et construit avec Bastien un refroidisseur pour produire une fumée épaisse et lourde sur les plans et conseils avisés de Peter Schuler."



“Pour que notre ‘Théâtre du Garage’ aille de paire avec cette scénographie ambitieuse, et pour réussir la photo de Yéroelle, nous avons aussi ajouté un lino noir au sol, isolé de la lumière le chapiteau où se trouvent les spectateurs, posé de la moquette au sol, refait de nouveaux bancs…Un nouveau théâtre pour un nouveau décor s’est alors mis en place."

c) Le costume de Yéroelle

“Il s’agit d’une combinaison en peau de serpent, moulant tout le corps d’Anne Lucie -enceinte- et d’un voile en tulle, suspendu par une quarantaine de fils aux étoiles du décor et contenant le mouvement du phare de la Mythologie du Phare Flottant."

d) Le nez bijou en macramé

“Loïc a exercé son art en créant un nez pour Yéroelle. Un nez diadème en macramé, orné d’une pierre de soleil. Un nez bijou d’ICÖL .

Tout le monde a mis sa force au travail, même le Boudeur a arrêté de se plaindre, tous.tes ensemble nous avons testé, assemblé, commandé, nettoyé, agrafé, défait, refait, redéfait, rerefait, pris soin, répété, appris, monté, cousu, cuisiné, conduit, parlé et écouté. Ici nous étions bien en résidence, ici nous nous sommes mis, ensemble, à bosser dur, avec le plaisir d'être tous unis par le même objectif, nous offrir et offrir au public cette représentation du 4 avril."

-Cynthia Perrein-


e) Le résultat

Pour qu’un “face à nous” fasse un, la moindre des choses serait de maintenir sa place de public face au public. A quel moment avons-nous souhaité que le poids de la peine ne s’entende plus ?



Introduction du Grand Show (peut-être) :

"N'y aurait-il pas que les larmes pour le calme.
Que se passerait-il dans le monde s'il décidait d'arrêter de vouloir les entendre ?
Si vous vous sentez encore trop lourd, c'est peut-être le trop plein de larmes ! Ouvrez les vannes, ce soir Messieurs et Mesdames !
Et toi, chère Enfance, ouvre tes bras et embrasse ! N'attends pas après les adultes et voit comme ils pleurent...
C'est à toi Enfance, d'offrir cette attention faisant couler les larmes de l'envol des étoiles.
N'y aurait-il pas que les larmes pour le calme. Que se passerait-il dans le monde s'il décidait d'arrêter de vouloir les entendre ?"**





LE JOYEUX VOMI SANS FIN, ET LE FIN MOT DE CET ARTICLE.


Avez-vous découvert ce qu’il va nous arriver dans moins d’une semaine ? il est même possible que ce soit ce soir ou demain. Le nouveau venu va naître depuis l’intérieur du ventre de sa mère.
Est-ce que celui-ci aura à faire véritablement patte blanche avant d’hurler sa souffrance ? Nos oreilles l’entendront, point. Sans même que quelqu’un lui dise quoi faire ou comment.
Acceptons. Acceptons qu’il y a bien l’innocence, même au travers des âges et des postures. C’est ce qu’un public raconte, non ? Observons que cette confiance a toujours nourri l’oeuvre individuelle comme collective. Arrêtons alors l’imagination si elle se prend au sérieux, s’il vous plaît !
Est-ce notre imaginaire qui fait naître les bébés ?
Et qui fait jouer les comédiens, est-ce également notre imaginaire ?



Alors nous allons, comme toujours, encore, comme déjà tant de “encore!?", toujours, continuer. À quoi cela pourrait-il bien servir de faire autre chose? Nous avons suffisament de tranquilité et de joie ici. Et nous arrivons à remplir nos journées de choses à produire qui, en plus, ne sont nourries que par le désir d’offrir cette tranquilité infinie. De souffler. Une bonne fois pour toutes…
Nous avons bien une piste pour le château, mais nous attendons des réponses pour poursuivre. Peut être qu’un autre article en reparlera. Et d’ici là : est-il nécessaire de vous dire que vous êtes les bienvenu.e.s ? Pas autant qu’Isaac, mais presque.

Et pendant ce temps, comme ce qu’on sait déjà de lui, Farid s’occupe du plus tard, de l’après.


NB : Pourquoi avons-nous donc mis en titre ‘ONZE+1’ alors qu’on sait que, dans les anciens articles, nous étions déjà arrivés jusqu'à 10 avec Aliam ? …
Et qu’Isaac n’est pas encore né (bon, là, en réalité, il vient de naître, on est donc à 12…, ça y est on le sait aussi, il est le ‘+1’ du titre de cet article).
Pourquoi donc sommes-nous 11 ? Parce que…


—article bouclé le vendredi 30 avril 2021—


Date de parution: le 1er mai 2021.

Écriture:
- Jonathan Dupui
- Cynthia Perrein

Captation et montage Vidéo:
- Bastien Lasserre
- Magali De Bortoli

Photos et/ou retouches:
- Loïc Arnaud

Enregistrements audio:
- Bastien Lasserre
- Habib Belaribi

Mise en forme web:
- Jonathan Dupui
- Habib Belaribi

Acting:
- Bastien Lasserre
- Anne Lucie Dumay, Habib Belaribi
- Magali De Bortoli
- Gweltaz Lavanan
- Princesse Daphnée Paillettes

Contact: Anne Lucie Dumay (mais pas trop dispo actuellement), Magali De Bortoli (diffusion@association-tedua.fr, 06 52 17 82 20).

Liens vers l’extérieur cités dans l’article:
- https://solidarites-sante.gouv.fr/
- http://carnetdefaits.net/
- https://www.iut.u-bordeaux.fr/cohabit/